Le PER en deux phrases
Le PER permet d’épargner pour votre retraite tout en réduisant vos impôts dès aujourd’hui : les sommes versées sont déduites de votre revenu imposable. En contrepartie, l’argent est en principe bloqué jusqu’à la retraite, et la fiscalité s’applique à la sortie.
Plus votre taux d’imposition est élevé, plus l’avantage est fort. Un versement de 5 000 euros fait économiser 1 500 euros d’impôt à une personne dont la tranche marginale est de 30 %, et 2 050 euros à 41 %.
Ce qui a changé en 2026
- Des plafonds reportés sur 5 ans au lieu de 3. Si vous n’avez pas utilisé votre plafond de déduction certaines années, vous disposez désormais de plus de temps pour le rattraper.
- Plus de déduction après 70 ans. Les versements restent possibles, mais ils ne réduisent plus l’impôt.
- Un nouveau cas de déblocage anticipé en cas de maladie grave, de handicap ou d’accident grave d’un enfant à charge.
- Des plafonds qui augmentent légèrement, avec le plafond de la Sécurité sociale porté à 48 060 euros en 2026.
Le report à 5 ans ne concerne que les plafonds générés à partir de 2026 : ceux de 2024 et 2025 restent soumis à l’ancienne règle de 3 ans, la mesure n’étant pas rétroactive.
Combien pouvez-vous déduire cette année ?
| Profil | Plafond de déduction pour les versements 2026 |
|---|---|
| Salarié ou fonctionnaire | 10 % des revenus professionnels 2025, entre 4 710 € et 37 680 € |
| Indépendant (TNS) | Jusqu’à 88 911 € selon le bénéfice 2026 |
Votre plafond exact figure sur votre dernier avis d’imposition, rubrique « plafond épargne retraite ». Il tient compte des plafonds non utilisés des années précédentes. Les couples mariés ou pacsés peuvent aussi mettre leurs plafonds en commun.
Un placement plus intéressant qu’il n’y paraît
Avec un Livret A à 1,7 % depuis le 1er août 2026, beaucoup d’épargnants cherchent où placer leur argent. Le PER n’est pas fait pour l’épargne de précaution, mais pour l’argent dont vous n’aurez pas besoin avant la retraite, il combine deux intérêts : l’économie d’impôt immédiate et un placement sur le long terme.
Il peut aussi servir à acheter votre résidence principale : c’est l’un des rares cas où l’argent peut être récupéré avant la retraite.
Quatre erreurs à éviter
- Ouvrir un PER sans regarder son taux d’imposition. Si vous n’êtes pas imposable, ou peu, l’avantage fiscal est faible et la sortie peut coûter plus qu’elle n’a rapporté.
- Attendre le 31 décembre. Un versement fait dans l’urgence se place souvent mal. Mieux vaut le prévoir dès l’automne.
- Négliger les frais. Sur 20 ou 30 ans, 1 % de frais en plus chaque année peut coûter plusieurs milliers d’euros.
- Choisir une gestion inadaptée à son âge. À 40 ans, un placement trop prudent rapporte peu ; à 60 ans, un placement trop risqué peut faire perdre beaucoup juste avant la retraite.
Ce qu’il faut retenir
- Le PER réduit vos impôts dès l’année du versement.
- Il est d’autant plus intéressant que votre tranche d’imposition est élevée.
- Depuis 2026, vous pouvez rattraper vos plafonds non utilisés sur une période allongée.
