Un régime de base qui indemnise moins qu’on ne le croit
Selon votre statut (artisan, commerçant, profession libérale, dirigeant), le régime obligatoire prévoit des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, souvent plus limitées et versées après un délai que pour un salarié. Les règles varient selon votre régime et votre caisse.
Le point de départ, c’est donc de vérifier ce que votre régime vous verserait réellement, dans quel délai et pendant combien de temps, puis de mesurer l’écart avec vos charges.
Ce que couvre une prévoyance
- L’arrêt de travail (incapacité) : des indemnités journalières qui complètent celles du régime obligatoire, après une franchise.
- L’invalidité : une rente ou un capital si vous ne pouvez plus exercer, totalement ou partiellement.
- Le décès : un capital ou une rente pour votre conjoint et vos enfants.
- Les frais généraux professionnels : une prise en charge de charges fixes (loyer du local, prêt professionnel) pendant que vous ne travaillez pas.
Comment dimensionner sa protection
Trois questions pour commencer :
- De quel revenu mensuel ai-je besoin ? Charges personnelles, crédits, famille.
- Quelles charges professionnelles continuent même si je ne travaille pas ?
- Combien de temps puis-je tenir sans revenu ? Cela détermine la franchise (le délai avant que la prévoyance commence à payer).
À titre d’illustration : pour maintenir 3 000 € par mois, il faut comparer ce montant à ce que votre régime verserait. Si celui-ci ne couvre qu’une partie, la prévoyance vient compléter l’écart.
Exemple pédagogique : les montants réels dépendent de votre régime, de vos revenus déclarés et du contrat.
Les points à lire de près dans un contrat
- La franchise : 3, 15, 30, 90 jours… plus elle est courte, plus la cotisation est élevée.
- La définition de l’invalidité : elle peut se juger par rapport à votre métier ou à toute activité. La différence est majeure.
- La base d’indemnisation : sur quels revenus l’indemnité est-elle calculée ?
- La durée maximale de versement et les exclusions (dos, psychisme, sports…).
- Le caractère indemnitaire (vous êtes indemnisé de la perte réelle) ou forfaitaire (un montant fixé au contrat).
